Depuis la création de la nouvelle ville fusionnée de Québec, les luttes lors des élections de 2001 et 2005 avaient principalement opposé, le Renouveau municipal de Québec (RMQ) et l'Action civique de Québec (ACQ). D'un côté le RMQ était lié au Parti Québécois et au pro-fusionnistes, tandis que le l'ACQ était accoquiné aux libéraux et aux défusionnistes. Les deux premières campagnes étaient marqués par un clivage clair et net, entre deux idéologies.


La chute du RMQ prend ses origines, en 2005, lors du départ de Jean-Paul L'Allier, premier chef de la formation politique née de la nouvelle ville de Québec. La course à la chefferie opposa alors Claude Larose, dauphin de L'Allier, Ann Bourget et Régis Labeaume. La course à la mairie qui suivi le décès de Andrée P. Boucher, opposa principalement ses trois candidats... Mais en 2005, le ralliement de Bourget en faveur de Claude Larose, même si Labeaume était le meneur après le premier tour de scrutin, empêcha celui-ci de devenir chef du RMQ. C'est à ce moment que le RMQ s'est tranquillement distancé de l'électorat. Régis Labeaume aurait sûrement perdu les élections face à l'ancienne mairesse de Sainte-Foy en 2005, mais il aurait sûrement réessayé deux ans plus tard en portant les couleurs de RMQ.
Après la défaite d'Ann Bourget aux mains de Régis Labeaume, les défections ont été nombreuses. Des 24 élus en 2005 au RMQ, il n'en reste plus que 11. Lors de la prochaine campagne électorale, le RMQ ne présentera qu'une quinzaine de candidats, principalement dans Québec-Centre, tandis que la banlieue sera délaissée par la formation. Ajoutons à cela que les organisateurs et candidats de la formation politique proviendront principalement de Québec solidaire alors que le Parti Québécois représentait la base traditionnelle de RMQ. En 2005, pratiquement tous les candidats du RMQ possédaient leur carte de membre du PQ, mais cette fois, les péquistes sont divisés entre cette équipe et l'Équipe Labeaume.

Le vieux clivage traditionnel entre RMQ et ACQ ne sera pas présent cette fois-ci. Le RMQ a de la difficulté à se redéfinir face à la popularité du maire sortant et les militants péquistes sont divisés entre deux formations. Ajoutons à cela que l'ACQ s'est dissoute pour rejoindre la nouvelle équipe de Régis Labeaume. Une campagne électorale favorable aux candidats indépendants dans les districts? La réponse le 1er novembre!
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