Plus nous tentons d'analyser l'historique électorale
du district de Saint-Rodrigue, plus nous sommes convaincus que ce suffrage sera
une évaluation populaire des trois dernières années sous une administration
totalement dirigée par Régis Labeaume. Est-ce que les électeurs de
Saint-Rodrigue continueront de donner carte blanche au maire ou viseront-ils à
lui donner un peu plus d'opposition ?
D'abord, quand on scrute les antécédents électoraux
de Saint-Rodrigue, on ne peut que constater que, depuis les fusions, Denise
Trudel, la conseillère sortante a été omniprésente. Perdante, par moins de 400
voix en 2001, dans un arrondissement foncièrement banlieusard et défusionniste,
elle est devenue conseillère indépendante en 2005.
Si le prochain candidat était un proche de Mme
Trudel, on pourrait donc prédire une possible victoire teintée par l'ancienne
candidate. Toutefois, l'ex-conseillère de Saint-Rodrigue semble être loin de
son ancienne équipe. Même que certains prédisaient son départ de l'équipe du
maire afin de se porter candidate indépendante. La donné Denise Trudel ne
semble donc pas jouer.
Ensuite, plus on regarde cela et plus aucun
candidat ne pourra gagner à lui tout seul. À moins qu'Éric Mercier, fils de
l'ancien maire Ralph Mercier, se présente dans l'ancien district de son père et
qu'il profite de l'organisation de son père, tous semblent se valoir. Chez Québec
autrement, la candidate, Marie-France Painchaud est très engagée dans son
milieu, mais elle n'est pas assez connu pour drainer le vote en sa faveur. Même
constat pour Frédéric Chrétien, le jeune candidat qui se présentera à l'élection
partielle. Les données manquantes résultent dans les nominations des candidats
de l'Équipe Labeaume et du nouveau parti d'Anne Guérette, Démocratie Québec.
Donc finalement, c'est la valeur du maire qui
convaincra l'électeur. Est-ce que l'électeur veut continuer dans la même veine ou est-ce
qu'il voudra lancer un message à Régis Labeaume? Ce sera en quelque sorte, un « warm-up » en vue
des élections générales de novembre 2013.
Le maire Labeaume ne met pas sa tête en jeu, mais
il pourrait avoir un premier signal de ce qui l'attend dans un an...
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